Carnet de route

Cloches de Barles (en principe !!!)

Le 03/04/2018 par MATHIEU Didier

Sortie du 24 mars 2018

Ce WE, nous proposons une formule un peu originale : deux sorties organisées par deux encadrants différents, Laurent et moi, et regroupées histoire de passer une agréable soirée ensemble dans un gîte en gestion libre.

C'est moi qui ouvre le bal, ce samedi, avec une randonnée classique : les Cloches de Barles (respectivement 1887 m. et 1909 m.), à partir de ... Barles, mais dans une large boucle qui inclut le contournement des Barres de Chine par le col de la Croix de Veyre et retour par le sentier du Tour des Monges, soit, pour les plus courageux, plus de 1300 m. de dénivelé.

 Initialement programmé pour être effectué en mai, le circuit est sans doute trop ambitieux compte tenu des quantités de neige qui chapeautent encore tous les sommets environnants. Nous avons bien fait de prendre les raquettes, et nous n'aurons pas besoin de les porter longtemps dans le sac.

C'est chose faite : après 200 m. de montée, nous chaussons au chalet du Jasset (1500 m.) Le col de Barles a l'air assez accessible, en le prenant bien de travers, mais le sommet est peut-être plus problématique. Nous ne souhaitons prendre aucun risque, et remettons le carillonnage à des temps plus clément (Pâques, c'est dans huit jours !). De toutes façons, ce n'est pas la neige qui va nous manquer et nous enchaînons sur la suite du programme !

Sur des pentes faibles, les vastes étendues immaculées sont trop tentantes, le groupe s'égaille petit-à-petit, et c'est un vrai bonheur pour chacun de tracer sa voie le plus astucieusement possible, dans le crissement de cette fine croute gelée. Le bilan de cette délicieuse errance sur le manteau blanc est de nous retrouver au-dessus de la Cabane des Prés, que je voulais rejoindre ! Chacun y va de sa petite idée pour rejoindre le GR 6, afin de passer le col de la Croix de Veyre, mais l'idée de redescendre de 50 m.est tout-à-fait insupportable ! Et bien que l'heure commence à suggérer à certains estomacs qu'une petite halte serait la bien venue, nous décidons finalement de passer par-dessus les Barres de Chines, et de gravir le petit sommet qui nous domine à 1900 m.

Montée un peu raide, premiers essoufflements (pour certains). Je n'ai aucun mal à m'imposer comme serre-file ... Tout le monde se retrouve au sommet pour la photo panoramique. Le plus dur est fait, mais un petit vent glacial nous dissuade bien vite de nous attarder. L'heure avance, nous dévalons la pente pour rejoindre la Vieille Cabane de Chine, encore invisible, mais terre promise, haut lieu des salades en boite et des sandwiches au saucisson ! Quelques pièges cependant, sous une pellicule de quelques centimètres de neige fraîche : une sournoise croûte de glace récalcitrante aux crampons des raquettes en conduit inexorablement quelques-un.e.s plus bas qu'ils ne l'auraient souhaité ! Pour ne pas tomber, certaine, résignée, préfère s'asseoir directement dans la neige et glisser ... Mais ça ne marche pas vraiment bien non plus !

Il est presque 14h, pas de temps à perdre ! Entre la poire et le fromage, Sylvie MacGyver et son complice Alex nous font une superbe démonstration de leur talent : repêcher un couteau dans une fente de glace au moyen d'une paire de lunettes ! Je ne vous dévoilerai pas le truc, vous n'aviez qu'à venir avec nous !

Le meilleur reste à venir : nous descendons versant nord, la neige est encore plus abondante, plus gelée, la pente plus raide, et le sentier peu balisé disparaît brusquement. Quelques hésitations, on pourrait même dire un "léger flottement". D'un coté, une crête relativement accessible, qui descend en pente douce, mais jusqu'où ? De l'autre un ravin peu amène qui ne nous dit rien qui vaille ! C'est finalement Iphigénie qui décide (encore elle !) et nous entamons une descente assez "folklorique". Deux d'entre-nous sont un peu en perdition dans les 50 derniers mètres, et il nous faut le renfort de Maurice et de Laurent pour arriver à franchir le cap !

Ouf, nous revoilà sur la terre ferme, raquettes sur le dos, traversant et retraversant le torrent de Descoure au gré des fantaisies du "tracé jaune", puis sur une piste, avant de rejoindre le Bourguet, assez fatigués quand même !

Les plus courageux remontent les 200 derniers mètres pour récupérer les voitures, un grand merci à eux, car nous sommes quelques-uns à avoir les jambes un peu lourdes !

A une dizaine de kilomètres de là, le gîte communal d'Auzet, "la Gélinotte", nous attend. Tout-à-fait correct, pas trop cher, en gestion libre, une bonne adresse.

Commençons par le commencement : Annie et Patrick sortent de leur coffre et nous proposent gentiment un assortiment de bières fraîches, cacahouètes et chips apparaissent par miracle !  Ca commence bien !

Pendant les douches, nous commençons à préparer un bon petit repas que j'ai préparé, mais vous souffririez trop si je vous disais ... Vous verrez juste sur la photo qu'il ne restait rien dans les assiettes ! Et quand même, vous aurez droit à ma recette de liqueur d'orange, puisqu'elle eut un certain succès !

Dénivelé :  800 m. (ou 1000 !)
Distance : environ 12 km.

Voir aussi la photothèque.

Demain, Laurent nous conduit au Vieil Esclangon et à la lame de Facibelle : à suivre ...

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Liqueur d'orange

6 grosses oranges
½ l. d'alcool pour fruits à 40 °
2 l. de vin rosé
1 kg de sucre
1 bâton de vanille
1 verre d'eau (25 cl)

temps de préparation : 30 min.
temps de macération : 1 mois

Faites macérer pendant 1 mois la peau des oranges dans l'alcool pour fruits.
Dans une casserole, faites un sirop avec le sucre, 1 verre d'eau et le bâton de vanille.
Mélangez toutes les préparations avec le rosé. Filtrez le mélange et mettez en bouteille.

Remarque : comme vin rosé, j'utilise du cabernet d'Anjou.







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