Carnet de route

Gorges de Jonte 2011

Le 25/06/2011 par CRETIN Michel

Week end Gorges de la Jontes organisé par Bruno

 

Il y a un dicton qui dit «qui écoute trop la météo, reste au bistrot». Il fallait y croire pour tenter le déplacement cette année à la Jonte, tant les prévisions étaient pessimistes. Nous (Bruno, Daniel, Manu, Virginie, Michel et Corentin) y avons cru, et nous avons bien fait, puisque le temps a été clément avec nous. En plus, on n’a pas négligé les bistrots.


Jeudi matin : après avoir installé le camp, départ matinal pour Bruno, Daniel et Manu qui enchaîneront les Misérables et le Révèrent. Départ plus tardif pour Virginie, Michel et Corentin qui reprennent contact avec la Jonte dans Plaisir de Cocagne. Après une escalade des plus agréable (personne dans la voie!) redescente tout aussi agréable par les sentiers en passant au pied des vases. En fin d’après midi, rendez-vous des cordées au bar pour raconter ses exploits et se réhydrater.


Vendredi : changement d’organisation, on optimise, on passe de deux à trois cordées. Daniel-Manu ; Bruno-Corentin et Virginie-Michel. Daniel et Manu partent dans la Diagonale du Gogol. Les autres commencent la journée par Pégase, 3 longueurs sympas avec le sentiment de réaliser un petit sommet. Descente en rappel, grignotage et en ro²ute pour le second objectif de la journée. C’est là que la pluie arrive, il fallait bien que j’en parle, sinon vous n’auriez pas cru à mon récit. D’abord quelques gouttes, puis une bonne averse, en arrivant au pied de Crise Eléphantine (notre voie), ça se calme. Le rocher n’étant pas trop mouillé, Corentin entame la première longueur. La pluie revient faiblement, mais comme nous sommes partis, nous ne nous arrêterons plus. Crise éléphantine, c’est deux longueurs, si la première est exposée à la pluie, la seconde est bien raide, voir déversante au départ et du coup nous sommes à l’abri. C’est tout de même Top de grimper fort dans les dévers, on peu grimper même quand il pleut! Non je déconne! C’est que du 6a, mais un 6a bien Jontu qui envoie du pâté, avec des points si rares, que t’as pas envie de voler! Entre-temps la pluie s’est arrêtée et après avoir retrouvé les collègues, l’après midi se termine au bar avec une grosse déception. "Y a pas de frites!" Nous dit la vilaine patronne! C’est décidé, demain on change de bar, il y en a plusieurs au Rozier.


Samedi matin : réveil avec le crépitement de la pluie sur la toile, temps bas, on ne voit même pas les falaises! Gloups! Un temps à attaquer le pot de Nutella! Le déjeuner s’éternise sous la tente «salle à manger» quand tout à coup un rayon de soleil transperce la brume. Aussi vif que le rayon de lumière, Bruno se lève et donne le top du départ, 10 minutes après, nous arrivons sur le parking au pied des voies avec un soleil de moins en moins timide. La montée au pied des voies se fait dans une humidité ambiante proche des 100/100, on a l’impression d’être en forêt tropicale. Les cordées se séparent, Manu et Daniel s’attaquent à Biotone avec son redoutable pas en 6b, pour nous, ce sera «Les femmes et les grimpeurs d’abord» . On arrive au pied de la voie, et chose rare un week end de l’Ascension, personne au pied d’une des plus belles voies de la Jonte! Yes! Corentin attaque la première longueur (5c), il arrive au relais, tire sur la corde rose pour le signaler, et puis plus rien. Les cordes montent, redescendent, il doit avoir du mal à retrouver comment installer la plaquette de Bruno au relais. Pendant ce temps là, ça commence à rappliquer, les grimpeurs sortent de sous les buis comme des escargots après la pluie. La foule et revenue au pied des voies! Et Corentin a fini par trouver le bon sens de cette foutue plaquette, il fait monter Bruno. Nous suivons, pas fâchés de commencer à en découdre avec la voie. Deuxième longueur qui grimpe bien et on arrive au «pied du mur». Une bonne trentaine de mètres de 5+ bien verticale! Moi je trouve que le 5+, ça ressemble fortement à du 6. Avec l’ambiance et l’espacement des points en plus… Si on ajoute un imbécile qui marche sur les cordes au relais du bas et qui me bloque à 3 mètres de la sortie. J’étais vraiment content d’arriver à la chaîne au pied du vase. Virginie nous rejoint tranquilou avec les conseils de Corentin et Bruno postés au dessus de la falaise à gauche où ils ont une vue imprenable sur la voie. Descente en rappel avec un ciel de plus en plus menaçant, Virginie et Corentin un peu entamés par leurs exploits dans la voie décident de redescendre au Rozier. On tente une autre voie avec Bruno, mais après deux longueurs, on redescend sous la pluie. Pendant ce temps, Manu et Daniel sont arrivés au sommet de Biotone, plus tard, Daniel nous avouera en avoir un peu bavé dans le 6b. Quant à Manu, imperturbable, il grimpe! Passage obligé à la bière, avec toujours pas de frites, bien que nous ayons changé de crémerie, et retour au camping. Comme nous sommes samedi, la tradition à la Jonte, c’est barbecue. Et même la météo respecte les traditions du CAF, la pluie est partie laissant place à une soirée fraîche mais agréable. Le charbon du Dédé allumé et c’est la fête aux brochettes et autres merguez avec patates à la braise. Une soirée à refaire le monde, le CAF, les voies et quelques bouteilles plus loin, à raconter n’importe quoi, une excellente soirée entre amis!


Dimanche : on se lève sous le soleil (si, si!) et comme on a été efficaces pour lever le camp, Bruno propose une dernière séance de couennes pour s’achever à la Venus de Millau. Pour le coup, on s’est bien achevés et encore bravo à Manu et Corentin pour les moulinettes dans le 6C qui nous ont pété les doigts et les bras. C’est avec les «bouteilles» que nous sommes allés prendre la dernière bière du week end en haut des gorges de la Jonte. Et là, y avait des frites, il n’en fallait pas plus pour terminer remarquablement ce superbe week end.
 

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