Carnet de route
Escalade - Grandes voies - Chap 6
Sortie : Escalade - Grandes voies - Chap 6 du 21/05/2022
Le 21/05/2022 par Jean Borgarino
Retour à Morgiou pour ce nouveau chapitre de grande voie.
Mais à l’aube cette fois, pour passer avant la fermeture de la barrière et profiter de la fraicheur de la matinée.
Démarrage par l’arrête du brouillard, au Crêt Saint Michel, pour se mettre tranquillement en jambe. Avec une longueur en 4c max, il s’agit d’abord de s’habituer aux manips de cordes, de relais et à la grimpe en réversible.
Cette petite formalité accomplie, il était prévu de descendre directement dans la face sud pour attaquer la paroi noire. Mais la recherche de la ligne de rappel se solde par la découverte des deux proches d’un relais de fin de voie isolé au milieu de plaquettes…
Dans le doute, il est choisi de s’abstenir. D’autant plus qu’à peine 50m plus loin trône un vrai rappel clef en main, et à l’ombre de surcroit !
Aucun problème dans l’enchainement des rappels mais mine de rien, la matinée avance et la voie suivante, la paroi noire, est déjà noyée de soleil.
Il va faire chaud mais il reste encore assez de motivations pour y aller.
D’après la cotation, 5a max, la voie ne présente pas de difficulté particulière. Mais, plantée au milieu de la falaise du Crêt Saint-Michel, c’est une classique qui commence à montrer des signes de patine. Ajouté à cela, l’équipement parfois un peu aéré il faut quand même avoir un peu de marge dans le niveau pour être tout à fait serein (le topo camptocamp est sur ce point d’une redoutable exactitude).
Consigne est donc donnée à la première cordée de laisser un peu de matériel dans la voie pour aider la suivante (quelques dégaines, des sangles, des ficelous, …)
Mais si ça aide pas mal pour la tête (dans tout les sens du terme), ça peut s’avérer contreproductif…
A peine sortie au relais, la grimpeuse de tête de la seconde cordée s’est retrouvée séchée sans pouvoir tirer de mou. Une sangle espiègle, laissée pour rallonger le premier point, avait subitement décider de se lancer dans une carrière d’autobloquant et bloquait les mouvements de la cordée.
Pas de drame, vu la configuration du problème, mais un petit secours fut nécessaire pour dénouer tout ça.
Au final, ce fut un beau voyage sous le soleil des calanques




