Carnet de route
Escalade à La Bérarde - La Dibona
Le 09/07/2012 par ELBEZE Norbert
Le camp escalade s'est déroulé à La Bérarde, début Juillet, avec l'intention d'aller visiter la Dibona, aiguille mythique pour tout grimpeur.
Après avoir « retouché » le granit sur les voies longues et exigeantes de la tête de la Maye, nous étions prêts pour aborder la montée au refuge et tenter d'aller au sommet de l'aiguille.
Un douloureux lumbago empêcha Bruno de faire partie de l'expédition, et c'est à 5 que nous partîmes relever le défi (Brigitte, Sandrine, Daniel, Patrick et Norbert).
Nous savions que la montée au refuge du Soreiller (2700m) était longue et difficile, et pour cette raison, nous avions décidé de faire cette course sur 3 jours. Un début de montée sur un chemin étroit mais agréable, avec une température fraiche, ensuite une gorge à traverser où le torrent, telle une bête féroce, semblait vouloir nous dévorer, et enfin une longue marche, sur un large sentier caillouteux, où virage après virage, le refuge semblait se refuser à nous, tant il restait lointain.
Après 4h d'approche (yc la pause déjeuner), enlever les « grosses » et boire une bière furent les premiers plaisirs. Dans un décor grandiose, l'ambiance conviviale du refuge nous a permis de reprendre des forces au diner, et de passer une nuit reposante.
Le lendemain, nous étions 2 cordées (entre autres) à vouloir faire « Visite Obligatoire » : Brigitte et Patrick d'un côté, et Sandrine, Daniel et moi de l'autre. Une erreur d'itinéraire nous poussa à faire « Coup de Bambou ». Cette voie de 300m, longeant la « Madier », sinuait à travers le socle en empruntant fissures et arêtes, pour nous amener à la terrasse Boell. Enfin, les quelques dernières longueurs aériennes (en 6a), nous permirent de sortir sur la pointe de l'aiguille, avec une vue magnifique sur des sommets encore enneigés. Après 2 rappels et une désescalade « gazeuse », la descente fut épuisante, à travers des pierriers, sur un sentier mal balisé.
La fatigue, physique et morale, se fera sentir durement, et c'est avec beaucoup de sagesse et de lucidité que nous redescendîmes du Soreiller le lendemain, heureux d'avoir « conquis La Dibona ».
