Carnet de route
Verticaillou séjour alpi 2-5 juillet 2026
Le 29/07/2026 par Martine Boucharat
Carnet de route rédigé par Mathilde :
Nous partons du 2 au 5 juillet pour notre ultime séjour de l’année : un séjour alpi ! Nous sommes 8 jeunes inscrits (Hélia, Gaëtan, Agathe, Elisa, Hanaé, Léo, Théo et moi) encadrés par Martine, Claude, Michele et Laurent A. (guide de haute montagne).
Jeudi 2 juillet
Ce matin nous partons à 9h du Creps en direction du camping du Villard à Guillestre avec une pensée pour Léo, malade le jour du départ, qui ne pourra pas venir.
Nous arrivons vers midi au camping où nous faisons une pause pic-nic avant de monter les tentes. La chaleur commence alors à se faire sentir et nous nous accordons un petit plouf dans la piscine du camping avant de tous se retrouver pour préparer la course du lendemain (le pic d’Asti, 3 220m). Nos encadrants nous laissent un petit peu de temps en autonomie pour regarder la carte et les topos puis nous leur posons nos questions et leur soumettons notre planning avant de faire un point matos ! Nous nous mettons également d’accord sur les différentes cordées et nous choisissons d’en faire 5 dont une sera autonome. Laurent sera encordé avec Gaëtan et Hélia, Claude sera avec Agathe, Martine fera équipe avec Elisa, Michele prendra Hanaé, et pour finir Théo et moi formerons la cordée autonome.
Une fois tous les préparatifs finis, tout le monde est d’accord pour commencer l’apéro et manger un bon plat de pâtes préparé par Martine !
Vendredi 3 juillet
Après un réveil plutôt matinal et un bon petit déjeuner, nous nous rendons au Col Agnel en voiture d’où nous commençons à marcher vers 9h. L’objectif de la journée est de faire une petite course sur rocher pour apprendre et mettre en pratique les différentes techniques d’encordement et d’assurage en mouvement (corde courte et corde longue notamment).
Nous marchons pendant environ deux heures avant d’arriver au Col d’Asti où Laurent nous explique toutes ces nouvelles techniques. Le groupe est assez hétérogène puisque pour certains c’est leur première sortie en TA tandis que d’autres ont déjà une petite expérience. Le groupe avance super bien et nous finissons la voie en 1h30 ! Au sommet une pause pic-nic s’impose devant la vue bien dégagée côté français contrairement au côté italien qui est tout bouché par la nebbia (du brouillard typiquement italien) ! A la redescente nous choisissons de faire une boucle en passant par la Brèche de Ruine et le Col Vieux.
Arrivés au camping nous préparons nos affaires pour le lendemain (montée au refuge du Sélé) sauf Hanaé qui, à cause d’un mal de dos, ne pourra pas continuer le séjour. Et pour finir cette bonne journée nous nous retrouvons autour de 8 bonnes pizzas (et de la salade verte pour avoir bonne conscience !).
Samedi 4 juillet
Ce matin le programme est chargé ! Nous devons démonter le camp et partir pour Ailefroide d’où nous monterons au refuge du Sélé.
Nous montons dans la chaleur étouffante et c’est finalement vers 15h que nous arrivons au refuge. Nous abandonnons tout de suite l’idée de faire une école de neige car le névé le plus proche du refuge est à une heure de marche. Laurent décide alors de nous rafraîchir la mémoire en nous rappelant les techniques vues la veille et en ajoutant celles pour marcher sur un glacier.
C’est ensuite autour d’un verre de limonade que nous préparons les courses du lendemain. Deux groupes se profilent alors : un composé de Hélia, Elisa, Gaëtan, Martine et Claude qui partira à l’assaut du Col du Sélé (3 283m), tandis que le second composé d’Agathe, Théo, Laurent, Michele et moi tentera l’Ailefroide orientale (3 847m).
Ce soir le repas est servi à 18h30 et nous mangeons entre autres un excellent tajine végétarien.
Dimanche 5 juillet
Groupe de l’Ailefroide orientale :
Cordée n°1 : Laurent, Agathe et moi
Cordée n°2 : Théo et Michele
Pour notre groupe le réveil sonne à 3h. Nous commençons à monter sous un ciel très étoilé et une température assez élevée pour l’heure.
Nous arrivons rapidement à la première transition de crampons sur les 14 prévues dans la journée, alors on ne traine pas. Les difficultés commencent à arriver petit à petit : nous passons un ressaut rocheux équipé d’une corde fixe, puis nous devons rester concentrés pour ne pas perdre les cairns de vu. Le couloir étant tout sec nous passons par les deux grandes vires en s’assurant en corde longue avec des béqués, puis nous évoluons en alternance entre de la moraine et des névés avant d’entamer la fameuse banane (névé de grande envergure qui reste enneigé toute l’année). Enfin nous arrivons dans la dernière partie avant le sommet et Laurent laisse Théo et moi passer premiers de cordée pour la fin !
Et c’est à 9h30 que nous foulons la neige du sommet ! La vue est une super récompense et le sandwich du refuge est aussi bien apprécié ! Nous sommes tous fiers de nous et du groupe puis nous songeons à redescendre.
La redescente est fastidieuse et très longue. A la sortie de la banane Laurent se désencorde et me laisse faire toute la descente en tête. La fatigue commence à se faire sentir et nous commençons à ralentir l’allure. Nous évitons quelques transitions de crampons sur les névés et Agathe finie même par les descendre sur les fesses pour aller plus vite !
Nous arrivons à 15h au refuge, juste à temps pour voir l’autre groupe qui va entamer la descente vers Ailefroide. Puis, après une bonne pause pour reprendre des forces, nous redescendons du refuge en 2h30.
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Groupe du col du Sélé (par Martine) :
Le groupe du Col du Sélé, avec Hélia, Elisa, Gaëtan, Claude et moi, a droit à une heure de sommeil de plus : levé à 4H00, petit déjeuner et préparatifs efficaces, départ à 4H50 dans la nuit, à la lumière des frontales.
A tour de rôle, les jeunes cherchent les cairns à la lumière des frontales jusqu’à la levée du jour, accompagnée d’une légère fraicheur et d’une petite brise.
Après la marche dans les cailloux et sur la morène, nous prenons pied sur un névé, puis arrivons sur le glacier où nous progressons en crampons et encordés, à l’ombre de la montagne.
Arrivez au soleil, nous faisons une pause pour mettre de la crème et sortir les lunettes de soleil et Hélia s’aperçoit, bien dépitée, qu’elle a laissé les siennes au refuge.
Hélia et moi prenons le chemin du retour, à l’ombre, car on ne peut pas progresser sur un glacier sans lunettes.
Hélia passe devant, cherche le parcours, en réfléchissant bien à l’itinéraire de montée pour prendre le meilleur chemin.
Une fois sortie du glacier et plus bas sur le névé, je montre à Hélia comment placer une broche à glace, faire une lunule, s’assurer sur neige et glace avec un corps mort puis nous prenons le chemin du retour vers le refuge.
Hélia cherche les cairns dans le dédale des cailloux.
Nous mangeons notre pique-nique au refuge en nous protégeant du soleil brulant.
Pendant ce temps, Gaëtan, Elisa et Claude atteignent le col du Sélé et trouvent le bon passage pour y monter et admirer la vue sur les Bancs et le glacier de la Pilate.
Nous attendons au refuge le groupe d’Ailefroide qui arrive tout sourire à 15H00 et s’en suit la si longue descente jusqu’au parking.
Nous choisissons de pique-niquer le soir au camping où l’accueil est si gentil, avant de prendre la route.
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Nous arrivons finalement à 23h au Creps où nous attendent nos parents, impatients d’entendre le récit de nos nouvelles aventures.
Merci à Martine et Claude d’avoir organisé ce séjour, à Michele et à Laurent d’avoir acceptés de nous accompagner, au camping du Villard et au refuge du Sélé pour leur accueil et leurs services !
Mathilde





